MONTRER-LA-MARQUE-AU PUBLIC et le faire perpétuellement !
C'est cela, cher Lecteur, la “Publicité générale” : un jeu de gloire et de vanité sous un pseudonyme commode.
“Montrer-sans-cesse-la marque-au-public” peut incidemment “influencer les ventes”, à condition qu'aucun produit concurrent ne fasse objet, par ailleurs, d'une vraie Publicité qui est, rappelez-vous, la Capacité-de-vente-sur-papier réfléchie et argumentée.
Mais l'objectif principal de la “Publicité générale” est peut être moins mercenaire, plus altruiste qu'un banal calcul marchand : “Attirer l'attention”, “intéresser le public” avec de belles images et de jolis slogans prometteurs, “encourager l'éditeur” en lui payant généreusement plein d'espace blanc inoccupé et, finalement, verser la commission à une agence pour qu'elle dépense l'argent de l'annonceur avec un minimum d'effort et un maximum d'artifices.
C'est ça la “Publicité générale”. Elle n'est pas si mal, dans son genre, bien sûr. Mais ce que nous reprochons ici, c'est le fait que certaines personnes, qui pourtant devraient mieux s'y connaître, donnent à cette “Publicité générale” le nom de “Publicité”.
En effet, la Publicité est et devrait être tout simplement de la “Capacité de-vente-sur-papier”, l'instrument de vente le plus rapide et le moins coûteux.
Il n'y a rien de glorieux dans cette Capacité-de-vente-sur-papier logique et rationnelle, rien qui mérite des applaudissements et de l'admiration. C'est tout bêtement une question de rentabilité, parce qu'elle ne fait qu'appliquer le bon sens à la vente des marchandises. Son seul objectif est de vendre des articles, derrière le comptoir ou par correspondance.
Test
Si vous voulez découvrir combien de produits un texte publicitaire du genre “montrer-le-nom-au-public” réussira à vendre, testez quelques articles de la vente par correspondance que vous utilisez actuellement. Mais attention ! Des produits vendus et non pas offerts comme les calendriers ou les échantillons.
Ce test ébranlera les idoles et chassera les illusions publicitaires.
Vous pouvez avoir le slogan le plus captivant qui soit, vous pouvez être complètement exalté par votre formule amusante, vos jolies platitudes et illustrations artistiques.
Vous pouvez être sûr et certain que vous avez créé une publicité infaillible (aussi longtemps que les vendeurs font son boulot autant que le leur). Mais, supposez que vous essayiez vraiment de vendre des articles par correspondance avec cette pub.
Si votre Pub épatante, que chacun voit et admire, vous coûte $2.00 par demande de renseignements – et si une autre sorte de pub qui “ne vous plaît pas du tout” de mêmes dimensions, dans le même support, vous apporte d'aussi bonnes demandes mais à 40 cents chacune, alors vous aurez appris une leçon que vous ne devriez jamais oublier.
À propos de l'auteur :
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Christian Godefroy est l'un des copywriters les plus renommés en francophonie, dont les ouvrages se sont vendus à des millions d'exemplaires à travers le monde, notamment le best-seller "Comment Ecrire Une Lettre Qui Vend".
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